Tamara de Lempicka "Andromeda" (1927-28)
Tamara de Lempicka « Andromeda » (1927-28)

La France après le djihad. L’Esclave brosse un futur possible, même s’il n’est certainement pas le plus souhaitable, ni, peut-on l’espérer, le plus probable. L’auteur tire trois fils à partir du présent : la crise écologique, l’affaiblissement des nations occidentales sur la scène mondiale, la montée de l’intégrisme religieux et du djihadisme. Cependant l’Esclave n’est pas qu’un exercice de futurologie. Les personnages sont des êtres de chair et de passion : il y a des sages et des fous, des sincères et des fourbes, des amoureux, des jaloux, des rancuniers, des orgueilleux, des cruels et des saints. Une lignée de femmes fortes traverse le récit, depuis l’époque actuelle jusqu’au dénouement de cette histoire.

Un roman, trois époques. 2009 – Une idylle se noue entre Michel, professeur de philosophie à l’université d’Aix-en-Provence et Colette, une de ses étudiantes. 2081 – Michel vient de mourir, Colette se remémore leur brève aventure, tout en observant la montée des périls qui menacent une Europe en pleine décadence. 2114 – Le sud du continent est passé sous la domination des Sarrazins. Mariam, l’arrière-arrière-petite-fille de Colette, est esclave de Selim, riche propriétaire terrien converti à la religion des envahisseurs. Pendant ce temps, dans les Pyrénées, quelques territoires demeurés libres accueillent des insoumis ; à Ercol, une petite communauté s’est organisée autour d’Emmanuel…

À chaque époque son genre littéraire. Roman classique : les amours de Colette et Michel, en 2009, sont racontées par un narrateur omniscient. Roman épistolaire : en 2081, Colette évoque ses souvenirs de Michel dans une série de lettres qu’elle lui adresse, post mortem ; férue de poésie, elle recopie pour lui à l’occasion quelque poème. Roman dans le roman : Michel a inventé pour Colette un récit dans lequel la France, en 2114, sera passée sous la coupe de musulmans esclavagistes.

Le regard du philosophe. Les conversations de Michel avec Colette, ses cours devant les étudiants, sont autant d’occasions de rappeler les points de vue des philosophes tant sur l’esclavage que sur la religion.  Emmanuel, le leader de la petite communauté qui s’est réfugiée dans les Pyrénées, est lui aussi philosophe et spécialiste des religions. Quant à Colette, être la maîtresse d’un père de famille l’amène inévitablement à se poser certaines questions de morale pratique.

L’auteur de l’Esclave , Michel Herland, est universitaire. Sous d’autres identités, il est poète, critique de théâtre, essayiste. Ses romanciers préférés appartiennent au continent nord-américain, comme Margaret Atwood, Don DeLillo, John Irving ou Tom Wolfe.

Le blog : https://herlandlesclave.wordpress.com/

L’Esclave, 410 pages ; l’e-book : 4,99 € ; le livre imprimé : 21 €. En vente sur lulu.fr ou amazon.fr.

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